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Accès agent

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Vous utilisez peut-être un assistant en dehors de Tako — Claude, ou un autre. Cet écran lui donne accès aux données de votre société pour répondre à vos questions, sans que vous ayez à recopier quoi que ce soit.

Concrètement : vous demandez à votre assistant « qu'est-ce qu'on doit encore payer ce mois-ci ? », il interroge Tako et vous répond. Vous restez dans votre outil de travail.

Ce que vous créez ici s'appelle un jeton : une longue suite de caractères qui sert de laissez-passer à un logiciel. Ce n'est pas un mot de passe, et il ne le remplace pas — voir plus bas.

Créer un jeton

  1. Donnez-lui un nom qui dit sur quelle machine il va servir : « Claude sur mon portable », « PC du bureau ». C'est ce nom que vous lirez le jour où vous voudrez en révoquer un.
  2. Choisissez une expiration si vous le souhaitez. Sans expiration, le jeton reste valable jusqu'à ce que vous le révoquiez.
  3. Laissez « Autoriser la modification de données » décoché, sauf si vous savez pourquoi vous le cochez — la section suivante dit ce que cela ouvre.
  4. Cliquez Créer le jeton.

Le jeton s'affiche alors dans un cadre, avec deux boutons de copie : le jeton lui-même, et l'adresse du serveur que votre assistant vous demandera. Il faut les deux.

Le jeton ne s'affiche qu'une fois

Tako n'en conserve aucune copie lisible — seulement de quoi le reconnaître. Personne, pas même l'assistance, ne peut vous le redonner ensuite. Si vous le perdez : révoquez-le et créez-en un autre, c'est l'affaire de dix secondes.

Lecture seule, ou aussi l'écriture

C'est la seule décision qui compte sur cet écran, et elle se prend à la création : la portée d'un jeton ne se change pas après coup. Pour revenir dessus, on en crée un autre et on révoque le premier.

Décoché, le jeton ne fait que lire. C'est le bon choix pour « poser des questions à Tako », qui est ce que la plupart des gens veulent.

Coché, il ouvre d'un seul coup six familles de gestes :

Ce que l'agent peut faire Ce qu'il ne peut pas
Créer un contact, corriger ses coordonnées Modifier une facture validée
Déposer une pièce dans Achats ou Ventes, où elle s'arrête à valider La valider
Écrire une page de wiki, en réécrire une Effacer une page
Classer une pièce dans l'archive, la renommer, la déplacer La supprimer
Chercher des entreprises au registre et les verser dans une campagne de prospection, y ajouter une cible, en retirer une Écrire le message, l'envoyer, affranchir une lettre
Créer une tâche dans un atelier, en modifier le libellé, la description, l'échéance ou le statut, en supprimer une Changer son projet ou son responsable

Une campagne ne part jamais toute seule

Les cibles qu'un agent ajoute arrivent à préparer, exactement comme celles d'un fichier versé à la main : personne n'est encore contacté. Rédiger les messages, les relire, les envoyer, acheter un timbre — rien de tout cela n'est à sa portée, et cela ne changera pas.

En revanche, chercher au registre consomme le quota que votre société y a : c'est le même que celui de l'onglet Prospection. Un agent qui enchaîne les recherches le dépense pour tout le monde.

Trois choses ne se rattrapent pas

Un agent autorisé à écrire peut retirer un fichier joint à une page de wiki, et cela ne se défait pas : contrairement au texte d'une page, une pièce jointe n'a pas de version précédente.

Il peut aussi supprimer une cible d'une campagne, ce qui emporte les messages qui lui ont déjà été envoyés — le texte tel qu'il est parti, l'adresse telle qu'elle a été imprimée, les ouvertures. Sur ce point il est tenu plus court que vous ne l'êtes à l'écran : il refuse de supprimer une cible déjà contactée, et vous renvoie vers la désinscription, qui la retire de la campagne sans rien détruire.

Enfin, il peut supprimer une tâche d'atelier, qui n'a ni historique ni corbeille. Il doit pour cela redonner son libellé entier, ce qui évite d'effacer la mauvaise sur un numéro mal tapé ; et lorsqu'une tâche est simplement devenue inutile, on lui conseille de la marquer abandonnée, ce qui la garde consultable.

Tout le reste se relit ou se corrige — une page garde ses versions, une pièce déposée s'annule, un classement se refait.

Un agent n'écrit que ce que votre rôle vous permet d'écrire. Si votre rôle ne vous laisse pas modifier le wiki à l'écran, l'agent branché sur votre compte ne le pourra pas non plus, même avec la case cochée. Et pour qu'un agent pris dans une boucle ne sème pas de désordre, les modifications sont plafonnées à cent par heure et par jeton, et à trois cents par heure pour toute la société. Un jeton qui boucle se coupe donc seul avant de gêner ses collègues ; au-delà d'une limite, l'agent reçoit un refus qui dit dans combien de temps réessayer.

La case ne se découpe pas. Il n'y a pas « autoriser seulement les contacts » : cocher accorde les six familles. C'est délibéré — un catalogue d'autorisations serait un second jeu de droits à tenir d'accord avec celui des écrans, et deux jeux de droits finissent toujours par diverger. Si vous ne voulez qu'une partie, la réponse est de ne pas cocher.

Brancher votre assistant

Il y a deux façons de faire, et la première vous évite de manipuler un jeton.

Le connecteur qui s'installe tout seul

Les logiciels récents — Claude Desktop, notamment — savent se brancher sur Tako à partir de sa seule adresse. Vous ne copiez rien : c'est le logiciel qui demande l'accès, et vous qui l'accordez depuis Tako.

  1. Dans votre assistant, ajoutez un connecteur (Claude Desktop parle de connecteur personnalisé) et donnez-lui l'adresse du serveur, celle que cet écran affiche.
  2. Votre navigateur s'ouvre sur Tako. Connectez-vous comme d'habitude si ce n'est pas déjà fait.
  3. Une page vous demande d'autoriser ce logiciel. Lisez-la : elle nomme le logiciel, dit s'il pourra modifier ou seulement lire, et affiche l'adresse vers laquelle l'autorisation va repartir.
  4. Cliquez Autoriser. Vous êtes ramené dans votre assistant, branché.

Vérifiez l'adresse de retour avant d'autoriser

Le nom affiché — « Claude Desktop » — est choisi par le logiciel qui demande, et rien n'empêche un autre de se présenter sous le même nom. L'adresse de retour, elle, ne se copie pas : c'est là que l'autorisation part réellement. Si cette adresse ne vous dit rien, refusez — et demandez-vous qui vient de vous envoyer ce lien.

Le jeton fabriqué à cette occasion apparaît dans votre liste sous un nom qui commence par « OAuth · ». Il se révoque exactement comme les autres, et il n'est en rien différent : même portée, même activité, mêmes limites.

En copiant un jeton

C'est la marche à suivre pour tout logiciel qui ne sait pas s'installer seul. Sa documentation parle de « serveur MCP » et vous demandera deux choses :

Ce qu'il demande Ce que vous collez
L'adresse du serveur Celle affichée à la création du jeton
Le jeton, la clé, ou l'en-tête d'autorisation Le jeton copié

Ce que vous pouvez lui demander

Une fois branché, votre assistant sait répondre sur à peu près tout ce que vous lisez à l'écran. Quelques exemples, pour donner l'idée :

Vous demandez Il regarde
Comment on importe un extrait bancaire ? Le guide et votre wiki
Qu'est-ce qui m'attend ce matin ? Les files d'attente de tous les modules
Qui faut-il payer ? Qui nous doit de l'argent ? Les impayés, les créances
Qu'est-ce qui traîne sur la banque ? Les mouvements non rapprochés, et les factures qui pourraient leur correspondre
Combien a coûté le chantier de Liège ? Le registre analytique, sur la période demandée
Où est la facture V-2026-042 ? Les factures émises et reçues
Qui est cette entreprise ? Vos contacts, et le registre public des entreprises belges
Qu'y a-t-il dans le dossier Contrats ? L'archive documentaire
Où en sont les cibles de la campagne Toitures ? Les campagnes de prospection et leur liste
Qu'est-ce qui est en retard dans les ateliers ? Les projets d'ateliers et leurs tâches

Ce qu'il voit dépend des modules activés dans votre société : sans Finance, il ne voit ni les impayés ni la trésorerie — il ne sait même pas qu'ils existent.

Certains assistants savent aussi envoyer un fichier à Tako : une facture reçue par courrier part alors dans la boîte de réception d'Achats, où elle s'arrête à valider, exactement comme si vous l'aviez envoyée à l'adresse de scan. Cela demande un jeton autorisé à écrire.

Suivre ce qu'il a fait

Le second onglet, Activité, montre les appels de vos agents, du plus récent au plus ancien : quel jeton, quel geste, ce qui a été demandé, et si cela a réussi. C'est là qu'on regarde quand on se demande « qu'est-ce que cet agent a bien pu faire ? », ou avant de révoquer un jeton dont on ne se souvient plus.

Les gestes qui écrivent y sont marqués comme tels.

La liste se parcourt page par page, jusqu'à la plus ancienne trace encore gardée. Vous n'y voyez que vos propres agents : l'activité d'un collègue ne s'affiche pas ici, pas plus que ses jetons.

Révoquer un jeton

Le bouton Révoquer, sur la ligne du jeton, coupe l'accès immédiatement. Le logiciel qui l'utilisait cesse de pouvoir lire, à l'appel suivant.

Deux colonnes du tableau servent à décider :

  • Dernier usage — un jeton jamais utilisé, ou plus utilisé depuis des mois, est celui qu'on peut révoquer sans rien casser.
  • Début — les premiers caractères du jeton, pour reconnaître lequel est lequel quand vous en avez plusieurs.

Révoquer est sans conséquence sur vos autres jetons, ni sur votre propre accès à Tako.

Points de vigilance

Un jeton se traite comme un mot de passe. Il n'expire pas forcément, et quiconque l'obtient peut lire ce que vous lisez dans cette société — et écrire, si vous avez coché la case. Ne le collez pas dans un message, un ticket ou un fichier partagé. Un jeton par machine, et on révoque celui d'une machine qu'on n'utilise plus.

La société qu'il ouvre se choisit à la création. Un jeton créé depuis cet écran ne donne accès qu'à la société dans laquelle vous étiez : brancher un assistant sur l'une sans lui ouvrir les autres se fait ainsi, un jeton par société.

L'option « Toutes mes sociétés », et c'est aussi ce que fait un connecteur qui s'installe tout seul, produit à l'inverse un jeton qui les couvre TOUTES — celles d'aujourd'hui comme celles qui vous seront ouvertes demain, puisque vos accès sont relus à chaque appel. L'assistant dit alors à chaque question de quelle société il parle. Commode quand on travaille sur plusieurs dossiers, à éviter si vous voulez cloisonner.

Rien de ce qui se poste aux livres n'est modifiable par un agent, et cela ne changera pas. Une facture validée, un règlement, une écriture : aucun jeton n'y touche, quelle que soit sa portée. Ce qu'un agent dépose s'arrête toujours à valider, et attend une personne.

Ce qu'il vous répond reste à vérifier. Un assistant résume, et il peut se tromper de pièce ou d'interprétation — surtout sur une question de montants. Avant d'agir sur un chiffre qu'il vous donne, ouvrez l'écran correspondant : c'est Tako qui fait foi, pas la conversation.

Il ne voit jamais plus que vous. Vos droits d'aujourd'hui, pas ceux du jour où le jeton a été créé : si quelqu'un vous retire d'une société, tous vos jetons sur cette société cessent de fonctionner sur le champ. C'est aussi la façon la plus sûre de couper l'accès de quelqu'un qui part — retirer la personne de la société suffit, il n'y a pas de liste de jetons à passer en revue.

Vos jetons sont les vôtres. Un collègue, même administrateur, ne voit pas vos jetons et ne peut pas les révoquer, pas plus qu'il ne voit vos clés d'accès.