Wiki¶
À quoi sert ce module¶
Wiki est l'endroit où votre société écrit ce qu'elle sait.
Comment se passe la clôture du mois, pourquoi ce client est facturé différemment des autres, quoi faire quand un extrait bancaire refuse de se réconcilier : ces réponses existent déjà, mais dans la tête de quelqu'un ou au fond d'un fil de mails. Elles s'y perdent, et surtout elles partent avec la personne.
Le module tient deux choses distinctes :
| Idée | Page | |
|---|---|---|
| Ce que c'est | Une note jetée en dix secondes | De la documentation qu'on maintient |
| On l'écrit | Sans se relire | En se relisant |
| Sa vie | Elle attend, ou elle devient une page | Elle est corrigée au fil du temps |
Une idée qui compte se transforme en page, et le lien reste visible des deux côtés.
Activer le module¶
Paramètres › App Store, ligne Wiki.
Les pages¶
Wiki. La liste des pages de la société. À gauche, les rubriques et les étiquettes pour se retrouver ; en haut, une recherche qui cherche dans les titres et dans le texte.
Créer une page demande un titre et un mode d'écriture : tapez le titre, choisissez le mode, validez — la page s'ouvre directement en écriture, sans passer par un clic Modifier. Une page sans texte n'est pas un problème : c'est un sujet ouvert que quelqu'un remplira.
Le mode ne se change plus une fois la page créée (voir Choisir son mode d'écriture ci-dessous). Dans le doute, laissez Texte enrichi, qui est proposé par défaut.
Écrire une page¶
Page. L'écran de lecture, et le même écran en écriture après un clic sur Modifier.
En lecture, les deux modes se ressemblent : une page se consulte toujours mise en forme, jamais en code. Le mode ne change que ce qui s'ouvre quand vous cliquez Modifier. Une page écrite en markdown le signale par une étiquette markdown sous son titre, pour que vous le sachiez avant de cliquer.
Choisir son mode d'écriture¶
Le mode se choisit à la création de la page, et ne se change plus ensuite. Ce n'est pas une simplification en attente d'être levée : les deux éditeurs ne comprennent pas exactement le même texte, et rouvrir dans l'un une page écrite dans l'autre la reformaterait sans que personne l'ait demandé. Une page dont le mode se serait révélé mal choisi se recrée ; son texte se copie-colle.
| Texte enrichi | Markdown | |
|---|---|---|
| Ce que vous voyez | La page mise en forme | Le texte source |
| Pour qui | Tout le monde | Qui connaît déjà la syntaxe |
| Mise en forme | Barre d'outils | Tapée à la main (##, **gras**, - liste) |
| Vérifier le rendu | Inutile, il est sous vos yeux | Onglet Aperçu |
Texte enrichi fonctionne comme un traitement de texte : la barre d'outils
pose du gras, des titres, des listes, des citations, des liens. Ce que vous
voyez en écrivant est exactement ce que les autres liront — il n'y a pas
d'aperçu à consulter, pas de code à apprendre. Si vous connaissez déjà la
syntaxe markdown, elle marche aussi : ## suivi d'un espace fait un titre.
Markdown montre le texte tel qu'il est stocké, et n'y touche jamais : ce que vous tapez est mot pour mot ce qui est enregistré. Deux onglets en haut de la zone :
- Écrire, la source ;
- Aperçu, la page telle qu'elle sera lue.
Basculer de l'un à l'autre ne perd rien : le texte et l'endroit où vous en étiez sont retrouvés en revenant à Écrire. Les boutons document et trombone fonctionnent des deux côtés, et posent exactement les mêmes liens qu'en texte enrichi.
Trois choses se règlent à côté du texte :
- la rubrique, qui range la page dans la colonne de gauche ;
- les étiquettes, séparées par des virgules, pour ce qui traverse les rubriques (urgent, clôture, legal) ;
- les pièces jointes, en bas de page — les mêmes documents que partout ailleurs dans Tako.
Renvoyer vers une autre page¶
Le bouton document de la barre d'outils cherche parmi vos pages et pose un lien vers celle que vous choisissez. Cliquer ce lien ouvre la page visée sans recharger l'application.
Le lien retient la page, pas son titre : renommer la page visée ne casse donc jamais ce qui la cite — au pire le libellé écrit dans le texte reste celui d'avant, et il se corrige comme n'importe quel mot.
Lier un fichier dans le texte¶
Un fichier joint n'est pas condamné à rester dans la liste du bas : il se place dans le texte, à l'endroit qui le concerne — « le modèle de courrier est ici », plutôt qu'un lecteur qui devine lequel des sept fichiers joints est le bon.
Deux chemins, selon le moment :
- en écrivant, le bouton trombone de la barre d'outils ouvre la liste des fichiers de la page et pose le lien au curseur ; on peut aussi y téléverser un fichier, qui est lié dans la foulée ;
- depuis le bloc des pièces jointes, Insérer dans la page fait la même chose pour un fichier déjà envoyé (visible seulement en mode écriture).
Cliquer le lien ouvre le fichier dans un nouvel onglet, comme depuis la liste du bas.
Sortir une page¶
Le bouton PDF produit la page telle qu'elle est enregistrée, mise en page et prête à imprimer — pour la remettre à quelqu'un qui n'a pas accès à Tako : un client, un contrôleur, un nouveau venu.
Il disparaît pendant que vous écrivez, et c'est voulu : le PDF part du texte enregistré, pas de vos retouches en cours.
Tout emporter¶
Depuis la liste des pages, Tout exporter produit un ZIP contenant, pour chaque page et chaque idée :
- le
.md, la source telle qu'elle est stockée, réutilisable ailleurs ; - le
.pdf, lisible par qui n'ouvre pas de markdown ; - les pièces jointes, dans un dossier à côté de la page qui les cite.
Les dossiers suivent vos rubriques, les pages archivées sont rangées à part,
et un SOMMAIRE.md liste l'ensemble. C'est la porte de sortie : ce que vous
écrivez vous appartient et doit rester lisible sans Tako.
L'historique¶
Chaque enregistrement met la version précédente de côté. Le bouton Historique les liste, avec qui les a écrites et quand, et permet de revenir à l'une d'elles.
Restaurer n'efface rien : la version courante est elle-même rangée dans l'historique avant d'être remplacée. On peut donc revenir en arrière, puis revenir en avant.
Les idées¶
Idées. Le carnet. Un titre suffit : tapez-le, validez, c'est noté — et son écran s'ouvre aussitôt en écriture, pour développer pendant que c'est frais. Rien à développer ? Le carnet, en haut à gauche, y ramène pour en noter une deuxième. Comme pour les pages, les rubriques de la colonne de gauche trient ce qu'on regarde.
Il n'y a ni statut, ni vote, ni commentaire : c'est délibéré. Une idée qu'on doit classer, hiérarchiser et commenter n'est plus une idée qu'on note en dix secondes. Ce qui distingue une idée traitée d'une idée oubliée, c'est qu'elle porte le lien vers la page qu'elle est devenue.
L'écran d'une idée¶
Idée. Chaque idée a son écran, bâti comme celui d'une page : Modifier ouvre le titre, la rubrique et le même éditeur que les pages, pour développer ce qu'il y a derrière.
Transformer en page wiki crée la page, reprend le titre et le texte, hérite de la rubrique de l'idée, et vous y emmène. L'idée reste au carnet, marquée devenue une page — avec un lien pour ouvrir celle-ci.
Une page naît ici comme ailleurs : le mode d'écriture se choisit à côté du bouton, et c'est le dernier moment où il se choisit. Une idée n'a pas de mode propre, il n'y a donc rien à hériter.
Les rubriques¶
Rubriques. Le rangement principal des pages : Procédures, Clients, Comptabilité…
La liste est plate, sans sous-rubriques. Ce n'est pas une limitation en attente d'être levée : une société qui range sur deux niveaux range en réalité par étiquette, et les étiquettes existent déjà. Une page appartient à une rubrique au plus, mais porte autant d'étiquettes qu'elle veut.
Supprimer une rubrique ne supprime pas ses pages : elles se retrouvent simplement sans rubrique.
Points de vigilance¶
- Tout le monde peut modifier toutes les pages. C'est le principe d'un wiki, et c'est assumé : une documentation que seul son auteur peut corriger cesse d'être exacte le jour où il part. La garantie n'est donc pas dans les droits, elle est dans l'historique — chaque version est conservée, avec son auteur, et se restaure. Avant de vous inquiéter d'une modification, regardez l'historique plutôt que de réécrire.
- Le mode d'écriture d'une page est définitif. Il se choisit à la création, et aucun écran ne le change ensuite. Une page créée dans le mauvais mode ne se bascule pas : recréez-la et copiez-collez son texte — c'est du markdown des deux côtés, rien ne se perd au passage.
- Une page ne se supprime pas, elle s'archive. Le bouton Archiver la sort de la liste sans l'effacer : elle reste consultable par son adresse, réapparaît en cochant Pages archivées, et se remet en service d'un clic. Un lien collé dans un mail il y a six mois continue de fonctionner.
- Le wiki n'est pas un coffre-fort. Toute personne ayant accès à la société et au module lit toutes les pages ; il n'y a pas de page réservée à un rôle. N'y écrivez pas ce qui ne doit être lu que par certains — salaires, identifiants, dossiers en litige.
- Les pièces jointes survivent à l'archivage. Archiver une page ne supprime pas les fichiers qui y étaient attachés. Si vous retirez une page parce qu'elle contenait un document à ne plus faire circuler, supprimez le document lui-même.
- Supprimer un fichier lié laisse un lien mort. Un lien inséré dans le texte désigne ce fichier-là, pas « la pièce jointe de cette page » : supprimer le fichier du bloc du bas ne réécrit pas le texte, et le lien restant ne mènera plus à rien. Relisez les pages qui le citaient.
- Une idée transformée n'est pas déplacée. Elle reste au carnet. C'est voulu — le carnet garde la trace de ce qui en est sorti — mais cela veut dire que corriger la page ne corrige pas l'idée, qui garde son texte d'origine.