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Peppol

À quoi sert ce module

Peppol est le réseau européen de facturation électronique. Depuis le 1er janvier 2026, toute facture entre entreprises assujetties en Belgique doit y circuler sous forme structurée : un PDF envoyé par courriel ne vaut plus facture.

Ce module est la porte de Tako sur ce réseau, dans les deux sens :

  • vos fournisseurs vous adressent leurs factures — Tako les relève et en fait des factures d'Achats prêtes à valider ;
  • vous adressez vos factures à vos clients — depuis une facture de Ventes validée.

Il est à part d'Achats et de Ventes précisément parce qu'il sert les deux.

Ce que Tako ne fait pas à votre place

Tako n'inscrit personne sur le réseau Peppol : une entreprise y est inscrite par un point d'accès, et c'est l'exploitant de Tako qui ouvre le vôtre — voir Activer le module ci-dessous. Ce que Tako sait faire, c'est demander si un contact y est joignable, et vous le dire avant que vous essayiez de lui envoyer quelque chose.

Activer le module

Peppol s'ouvre par l'exploitant de Tako, pas depuis votre App Store. La ligne y figure bien, mais son bouton ne répond pas et l'écran dit pourquoi : l'ouvrir vous inscrit sur le réseau, sous votre numéro d'entreprise, chez un point d'accès dont l'abonnement est le sien — et chaque pièce échangée s'y paie.

Demandez-le lui. Il ouvre le module et règle le compte du même geste, et les écrans apparaissent dans votre menu.

Le compte chez le point d'accès

Peppol › Compte. Tako s'appuie sur e-invoice.be, point d'accès certifié. Le compte y est ouvert et réglé par l'exploitant ; cet écran vous le montre.

On y lit quatre choses : si le compte fonctionne, sous quel mode — d'essai ou réel —, sous quelle identité vous êtes joignable sur le réseau (votre numéro d'entreprise, schéma 0208, sans le « BE »), et quand la boîte a été relevée pour la dernière fois.

C'est le dernier point qui fait l'intérêt de l'écran : quand plus rien n'arrive, il vous permet de le dire tout de suite, avec le message affiché, plutôt que de le découvrir un mois plus tard.

Pourquoi la clé ne se saisit pas ici

La clé d'un point d'accès permet d'émettre en votre nom, et ce qui passe est décompté de l'abonnement de l'exploitant. Elle vit donc chez lui, avec le mode et l'identifiant. Un changement — vous êtes immatriculé sous un autre schéma que le belge, par exemple — se lui demande.

Le rappel immédiat

Tako relève la boîte toutes les quinze minutes. L'exploitant peut en plus déclarer une adresse de rappel chez le point d'accès : celui-ci prévient alors Tako dès l'arrivée d'une pièce, et vous la voyez en quelques secondes.

C'est un confort, et rien ne repose dessus : la relève automatique continue quoi qu'il arrive, et un rappel perdu ne coûte qu'un quart d'heure d'attente.

La boîte Peppol

Peppol › Boîte. Toutes les pièces passées par le réseau, dans les deux sens : ce que vous avez reçu, et ce que vous avez émis.

Tako relève votre boîte toutes les quinze minutes. Chaque facture reçue devient une facture d'achat à valider : les champs sont déjà structurés, donc il n'y a pas de lecture par l'IA — mais elle passe par la même validation humaine que les autres. Le PDF joint par votre fournisseur, quand il y en a un, est archivé avec elle et c'est lui qui s'ouvre à l'écran.

Cette boîte ne remplace pas la liste d'Achats : elle montre ce qui a transité par le réseau, quand l'autre montre tout ce que vous avez à traiter, d'où que ce soit venu — courriel, dépôt manuel ou Peppol. Une pièce arrivée ici se retrouve donc dans les deux, avec la mention Peppol dans sa colonne Source.

Le bouton Relever maintenant ne sert pas à grand-chose au quotidien : il est là pour le jour où l'on vous affirme avoir envoyé une pièce il y a une heure, et pour les premiers temps du service, quand on veut vérifier tout de suite qu'il fonctionne. La date de dernière relève est affichée à côté.

Chaque ligne indique qui vous a écrit (ou à qui vous avez écrit), le type de pièce et le numéro de la facture. Le type mérite un regard : une note de crédit et une facture se ressemblent dans une liste, et les confondre au moment de valider coûte le double du montant.

Une pièce Peppol non importée

Cela arrive : un stockage momentanément injoignable, un document que Tako ne sait pas lire. La pièce apparaît alors en Non importée, avec le motif.

  • Tako réessaie tout seul quelques fois — la ligne l'indique.
  • Passé ces essais, il s'arrête et vous rend la main : un bouton Réessayer apparaît. Insister automatiquement pour l'éternité ne répare rien et se paie à chaque appel.

Une pièce en échec n'est jamais silencieuse et n'est jamais perdue : elle reste dans la boîte tant que quelqu'un ne s'en est pas occupé.

Émettre une facture de vente sur le réseau

L'émission se fait depuis la facture elle-même, dans Ventes — un bloc Peppol y apparaît. Trois conditions pour que le bouton s'active :

  1. un compte configuré ;
  2. une facture validée — ce qui part sur le réseau a été relu ;
  3. un client joignable, c'est-à-dire dont l'identifiant Peppol est connu.

L'envoi est irréversible : la facture arrive chez le client et rien ne la rappelle. Une correction se fait ensuite par une note de crédit.

Avant l'envoi, Tako fait vérifier la facture par le point d'accès sans rien créer. Si elle n'est pas conforme, le motif s'affiche et rien n'est envoyé — ni facturé.

L'escompte pour paiement rapide sur le réseau

Une facture qui accorde « 2 % à 10 jours » pose une difficulté au format électronique : chez nous, la pièce garde son montant HT et son TTC, et seule la TVA se calcule sur la base escomptée. Un document qui se contenterait d'annoncer 205,80 € de TVA sur 1 000 € de HT serait refusé par le réseau, qui calcule 210 € et n'y retrouve pas ses comptes.

Tako écrit donc la clause en deux temps, et le résultat correspond au centime à ce que dit votre facture papier : une réduction soumise à TVA abaisse la base imposable à 980 €, puis un supplément hors TVA du même montant rétablit le total à payer à 1 205,80 €. C'est ce que vous devez tant que l'escompte n'est pas pris ; il n'y a rien à faire, la clause saisie dans Ventes suffit.

Le délai, lui, part en toutes lettres. La norme n'a aucun champ pour « sous dix jours » : la phrase voyage dans les conditions de paiement du document — « Escompte de 2 % pour paiement dans les 10 jours, soit avant le 11/08/2026. La TVA est calculée sur la base escomptée. » Un être humain la lit sans peine ; un logiciel comptable en face n'en fera peut-être rien d'automatique. Si le délai compte vraiment, dites-le aussi à votre client, comme avant.

À la réception

Dans l'autre sens, Tako lit la clause du fournisseur — dans les conditions de paiement du document, quelle que soit la langue — et la propose sur la facture à valider : taux, délai, montant. Rien n'est acquis pour autant : comme le reste de ce qui arrive du réseau, c'est une proposition à vérifier contre le document que vous avez sous les yeux avant de valider.

Ce qui ne nomme pas un escompte n'en devient pas un : « payable à 30 jours », un intérêt de retard, une indemnité forfaitaire ou une référence qui ressemble à un taux ne remplissent aucun champ. Une facture sans clause reconnue arrive donc simplement sans escompte, à saisir à la main comme n'importe quelle facture déposée.

L'identité Peppol d'un client ou fournisseur

Sur la fiche d'un contact, l'encart Facturation électronique (Peppol) dit sous quelle identité il sera facturé, et propose de vérifier sur Peppol s'il y est joignable. Une réponse négative n'est pas définitive : une inscription est une démarche qui aboutit un jour, et la question se repose.

Pour un client belge, il n'y a rien à saisir : l'identifiant se déduit de son numéro d'entreprise. Les champs ne servent qu'aux exceptions — un client étranger, ou un belge immatriculé sous un autre schéma.

Points de vigilance

Une facture émise ne se rattrape pas

Le réseau livre. Une facture partie sous le mauvais identifiant est une facture arrivée chez quelqu'un d'autre, et une facture émise en double est une facture que votre client a reçue deux fois. Vérifiez le destinataire avant d'émettre.

  • Rien n'entre dans les livres sans validation. Le réseau garantit la forme d'un document, pas qu'il vous concerne ni qu'il n'a pas déjà été payé. Toute facture reçue arrive à valider, comme celle qu'on dépose à la main.
  • Le mode compte plus que le bouton. En mode réel, on émet réellement dès le premier essai ; en mode d'essai, rien ne va sur le réseau — prudent pour commencer, ennuyeux le jour où on l'a oublié. Le mode est écrit en haut de Peppol › Compte : lisez-le avant la première émission, et demandez-en le changement à l'exploitant.
  • Tout ce qui arrive n'est pas lu. Les autofacturations, et les types de documents que Tako ne sait pas encore traiter, entrent en Non importée avec leur motif plutôt que de passer pour des factures ordinaires. Elles vous attendent dans la boîte.
  • Ce que vous recevez est ce que votre fournisseur a écrit. Une note de crédit se reconnaît à son type, jamais au signe des montants : c'est ce que la colonne Type affiche.